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Fourmis invasives : comment les reconnaître et limiter leur présence ?
Avec les fortes chaleurs, vous avez peut-être remarqué de nombreuses petites fourmis noires dans votre jardin ou à l’intérieur de votre maison. Aux côtés de la soixantaine d’espèces locales déjà présentes sur le territoire, deux nouvelles espèces de fourmis originaires des pays d’Afrique du Nord sont apparues : Tapinoma magnum et Tapinoma ibericum. Adaptées aux milieux secs et chauds, l’été caniculaire favorise leur visibilité sur notre territoire.
Sans présenter de risque pour la santé, elles peuvent rapidement devenir envahissantes. Découvrez comment les identifier et les bons gestes à adopter pour limiter leur installation.
Comment reconnaître une fourmi invasive ?
Les deux espèces présentes sur le territoire se reconnaissent grâce à quelques caractéristiques simples :
- petite fourmi entièrement noire,
- une taille variable entre les ouvrières (de 2 à 5 mm),
- une forte odeur lorsqu’elle est écrasée (beurre rance, citron, fromage ou odeur chimique…).
Attention à bien les observer pour ne pas les confondre avec les fourmis locales qui doivent être préservées dans nos jardins !
Pourquoi sont-elles si envahissantes ?
Ces fourmis apprécient particulièrement les environnements chauds et secs. Lors des épisodes de canicule, elles peuvent entrer dans les habitations à la recherche de fraîcheur.
Elles sont particulièrement difficiles à éliminer car :
- une même colonie peut compter plusieurs dizaines de reines,
- les reines peuvent s’abriter jusqu’à un mètre sous terre,
- elles s’adaptent facilement à leur environnement et restent actives une grande partie de l’année.
Quels sont leurs impacts ?
Même si leurs morsures sont ressenties, elles sont inoffensives. En revanche, leur présence peut entraîner de nombreuses nuisances.
Elles peuvent notamment :
- concurrencer les espèces locales et perturber la biodiversité,
- envahir les jardins, terrasses et habitations,
- occasionner des dégâts sur certaines installations, notamment des gaines ou câbles électriques.
Les bons gestes pour limiter leur installation
Il n’existe malheureusement pas de solution miracle, mais plusieurs actions permettent de réduire leur présence durablement.
Favoriser un jardin plus naturel
Un jardin riche en biodiversité est souvent plus résistant aux espèces invasives.
Vous pouvez notamment :
- retirer les bâches de paillage synthétiques,
- enlever les dalles de béton au sol
- jointer et enduire les murs,
- reboucher les fissures et les cavités où les fourmis peuvent s’installer,
- planter des plantes locales
- vérifier l’absence d’individus dans les mottes des nouvelles plantations avant leur installation,
- faire de la gestion différenciée et conserver des zones de pelouse non tondues
- favoriser la présence de prédateurs naturels (lézards, crapauds, grenouilles, pics, fourmis locales…) en aménageant des micro habitats comme des tas de bois, de feuilles mortes ou une mare.
Les actions et traitements naturels
Si une fourmilière est repérée, privilégiez toujours les solutions les plus respectueuses de l’environnement :
- détruire mécaniquement la fourmilière lorsque cela est possible à l’aide d’outils de jardin,
- verser de l’eau bouillante directement sur la fourmilière,
- utiliser des produits naturels comme la terre de diatomée, le vinaigre blanc ou le bicarbonate de soude.
Les traitements avec des produits insecticides
Les produits insecticides (biocides) doivent rester une solution de dernier recours, le moins possible donc, et utilisés uniquement de façon précise et localisée.
Les gestes à éviter
Certaines méthodes, souvent relayées comme des solutions rapides, sont inefficaces ou peuvent être dangereuses pour l’environnement et votre sécurité.
Évitez notamment :
- de brûler les zones concernées,
- de mélanger des produits chimiques,
- d’utiliser de la javel,
- de désherber à l’eau très chaude.
En adoptant les bons réflexes et en favorisant la biodiversité, chacun peut contribuer à limiter durablement la progression de ces fourmis invasives sur notre territoire.
Une cartographie du territoire
La commune réalise une cartographie des fourmis invasives présentes sur le territoire avec l’appui d’habitants volontaires.
Une fois que les volontaires ont observé les 3 critères de reconnaissance précédemment cités et identifié qu’il s’agit des fourmis invasives, ils peuvent prélever un échantillon dans un tube (disponible en mairie déléguée) et le rapporter en mairie déléguée. Il sera ensuite analysé par le CPIE Loire Anjou.
Les données recueillies permettront de mieux connaître la répartition de ces fourmis sur le territoire. Par la suite, des actions de lutte collective pourront être mises en œuvre dans le cadre d’une démarche coordonnée par la commune et le FDGDON.