Plan de désherbage

Pourquoi un plan de désherbage ?

La France est le 1er consommateur européen de pesticides et le 4e mondial, un palmarès dont on se passerait volontiers !

Si le monde agricole est le premier consommateur français, les collectivités et les particuliers sont souvent les consommateurs les moins informés et les plus à risque. De part la nature même des surfaces qu'ils désherbent, très souvent imperméables et/ou connectées à un point d'eau (trottoirs bitumés, zones pavées, allées, fossés, pente de garage...), le risque de transfert des produits vers les cours d'eau et donc de pollution de ces derniers est augmenté. Les quantités de produits transférées par ruissellement sur ces surfaces peuvent être 30 à 40 fois plus importantes que sur une parcelle cultivée.

Une contamination par des pesticides d'origines agricole et non agricole s'observe dans l'eau de nos rivières. On y retrouve notamment de nombreux désherbants comme le glyphosate. Cette présence fait peser une menace sérieuse sur les écosystèmes et la santé humaine et entraîne un surcoût pour la production d'eau potable.

Le constat à Beaupréau-en-Mauges

La qualité en matière de pesticides est considérée comme très mauvaise dans l'Èvre et ses affluents. Le glyphosate et son produit de dégradation (AMPA) sont les principales molécules retrouvées dans l'eau. Ces pesticides peuvent être d'origine agricole mais aussi liés à des pratiques de désherbage chimique dans les communes ainsi que celles des jardiniers amateurs.

Une étude en cours va permettre d'identifier des zones à risque en matière de transfert des pesticides vers les eaux superficielles et de préconiser des méthodes alternatives au désherbage chimique.

Il va ainsi être question d'arrêter tout traitement chimique dans les zones à fort risque de ruissellement (fossés, caniveaux, proximités d'avaloirs, allées en pente, zones bitumées) ceci en conformité avec l'arrêté préfectoral du 15 juin 2010. Sur les zones où le risque est moindre, l'usage de produits chimiques sera réduit au maximum voire abandonné et remplacé par une autre technique.

L'engagement de Beaupréau-en-Mauges

Un plan de désherbage sur l'ensemble des 11 communes du territoire, réduisant l'utilisation des pesticides dans les espaces verts et la voirie, afin d'améliorer la qualité de l'eau de nos rivières, a déjà permis de réduire de 80% l'utilisation de produits phytosanitaires depuis 2009.

La commune s'est engagée dans une communication à travers des panneaux et la distribution à tous les foyers de plaquettes réalisées par le CPIE Loire et Anjou.

sans pesticides ca coule de source

Ainsi les communes ont disposé dans leurs espaces publics des panneaux expliquant l'arrêt des désherbants dans ces lieux. Les habitants ont aussi reçu une plaquette intitulée « Guide pratique des alternatives aux pesticides ».

Vous pouvez télécharger le guide pratique des alternatives aux pesticides :
 Un cadre réglementaire renforcé
  • La directive cadre sur l’eau (DCE), prise par l’ensemble des pays européens, fixe comme objectif d’atteindre le bon état écologique et chimique des masses d’eau d’ici 2015.
     
  • Plus récemment, le préfet du département a pris un arrêté le 15 juin 2010 interdisant l’application de produits phytosanitaires à proximité de l’eau.

utilisation pesticide