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Carte d'identité

Quelques points d'histoire

Vers la fin du Xème siècle, on relève dans une chartre le vocable de Jalesiens, Jalesiacus, Jalesia puis Jales au XIème siècle : Jalesium, Galiscus, Jaleis au XIIème siècle ; Jalleta puis Galeis au XIIIème siècle, XIVème siècle et XVème siècle, en 1520, selon une inscription sur un calice, le nom de Jallays en 1545, un peu plus tard, Jalais. Il faut attendre le XIXème siècle pour lire JALLAIS.

Des peuplades ont vécu sur le territoire de JALLAIS antérieurement à l'époque du Moyen-Age. Ainsi a t-on retrouvé des objets de la plus haute antiquité ; une hache celtique en pierre et une autre en cuivre ont été recueillies au pied de la tour de la Bouëre. Egalement des petits menhirs, de nombreuses pierres taillées ou polies ont été découvertes à divers endroits du territoire communal. Des voies romaines ont été mises à jour, datant de l'époque de Jules César : l'une venait de CHALONNES et traversait le territoire du nord au sud, de la Burgenière à la Lande Dunant. Cette route porta le nom de "Grand chemin du Poitou" au XVIIIème siècle. Celle qui se dirigeait vers NANTES détachait, à la Noue Ogeard, un embranchement vers Saint Pierre de CHEMILLE. Des monnaies, des médailles, des broches ont été trouvées il y a de nombreuses années. Elles dataient des empereurs romains.

Le premier château recensé sur le territoire de JALLAIS s'élevait au lieudit la Salle de JALLAIS à l'extrémité du bourg. Il appartenait aux seigneurs de Montmorillon. Lorsque cette branche de la famille quitta JALLAIS vers 1290, le château fut rasé. Aussitôt on reconstruisit le premier manoir de la Brinière, voisin du bourg et de l'église Notre Dame.

Grâce à Foulque Nerra, Comte d'Anjou, JALLAIS s'affirma comme centre d'une importante organisation religieuse à partir du XIème siècle : cette commune devint le Doyenné des Mauges qui comptait 42 communes.

Comme partout ailleurs en France, JALLAIS va connaître les épisodes sanglants de la guerre de religion au XVIème siècle. Ainsi en 1568 les Huguenots (ou protestants) s'en prennent au centre religieux, partout c'est la désolation, fermes, maisons, châteaux, églises, presbytères sont incendiés. Cette première invasion protestante est repoussée par les fidèles de l'église Romaine. En 1574, les Huguenots réapparaissent : tout est brûlé, pillé, saccagé. Le pays reste à la merci des gens de Guerre pendant plus de vingt ans.

Durant les deux siècles qui séparent les guerres de Religion de la Révolution, le calme règne. Il permet le développement de l'industrie et du commerce : le tissage, une blanchisserie, une exploitation de bois (fabrication de sabots), dix moulins à eau relayés en cas d'étiage par les moulins à vent du Montalais et du Vernon, deux tuileries aux Cabournes, quelques tanneries.
La situation pénible entre 1780-1790 : mauvaises récoltes, disettes, famines..... le déclenchement de la Révolution de 1789, ont été autant d'éléments favorables à une révolte du monde paysan attaché à la Royauté et qui refuse la première république. En février 1793, la Convention décrète une levée en masse pour défendre les frontières contre l'envahisseur Autrichien, c'est l'étincelle qui met le « feu aux poudres ».

Jacques CATHELINEAU, originaire du PIN EN MAUGES, soulève les paysans des Mauges contre le gouvernement républicain. Ainsi en mars 1793, c'est à dire au début de l'insurrection vendéenne, des paysans du PIN EN MAUGES et de LA POITEVINIERE, sous le commandement de CATHELINEAU, attaquent le château de JALLAIS où des soldats de ligne et des gardes nationaux tiennent garnison. Celle-ci est vite maîtrisée par les paysans. Ceux-ci s'emparent du canon « Le Missionnaire » (1er canon pris aux républicains). Sans repos, CATHELINEAU attaque CHEMILLE puis CHOLET. Maître de la situation dans les Mauges, CATHELINEAU est nommé général des armées vendéennes. Il décide alors de prendre la capitale bretonne NANTES ; mais au cours des combats le héros légendaire des premiers jours de la Vendée Militaire est touché en pleine poitrine et meurt trois jours plus tard dans sa retraite sur ANCENIS (*1).

Pendant les trois années des guerres de Vendée, c'est la terreur dans le Bocage (devenu véritable maquis). En 1794, JALLAIS connaît, la désolation ; lors du passage des colonnes infernales commandées par DESMARES et CORDELIER, le bourg est incendié.

En 1832 la Duchesse de BERRY, pour défendre la succession du trône de son fils Henri, se lance dans une véritable aventure et déclenche en Vendée un nouveau soulèvement. Mais la Vendée ne trouve plus l'élan de 1793. C'est ainsi que le 27 mai 1832, Messieurs de CIVRAC, MORISSET et CATHELINEAU (le fils du Général Vendéen) sont poursuivis comme agents de la Duchesse de BERRY par un détachement du 29ème de ligne. Réfugié au Château de La Chaperonnière (1), le fils de CATHELINEAU est abattu d'un coup de feu.

Depuis cette époque, JALLAIS comme le reste de la Vendée Historique vit paisiblement.
Par un décret du 27 septembre 1871, la partie Nord-Est de la Commune (le pays des Cabournes) a été érigée en paroisse sous le titre de Notre Dame des Mauges, l'église de Notre Dame des Mauges est construite achevée en 1868, l'église Notre Dame de JALLAIS est construite entre 1861-1865.

Tels sont succinctement rapportés les principaux repères qui caractérisent l'identité historique de la Commune de JALLAIS et son appartenance au sein des Mauges Rurales à l'épopée de la VENDEE MILITAIRE.

(*1) D'après le livre « La Grande Œuvre de Vendée » (1793-1796) et les soulèvements de 1815-1832 de Joseph ROUILLE - Editions REFLETS du PASSE.
(1) Ancien fief et seigneurie qui doit son nom à la puissante famille CHAPERON qui le possède jusqu'à la fin du XVème siècle.

 

Armes de Jallais

Lors de sa séance du 15 mai 1949, le Conseil adopte pour "Armes de Jallais" le blason s'inspirant des traditions, des particularités et des productions de la Commune.

Ecartelé, à la croix d'or.
  - au 1er - d'azur, au monogramme ND entrelacé d'argent
  - au 2nd - de gueules, aux coeurs vendéens d'argent
  - au 3ème - de sable, à la tour crénelée d'argent
  - au 4ème - de sinople, à la gerbe d'argent