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Carte d'identité

Gesté tient son nom d'un seigneur féodal du XIème siècle : Gestus "celui qui agit".

Population : environ 2700 habitants

HISTOIRE

Période gauloise et gallo-romaine :
A cette époque, une voie dite « gallo-romaine » traverse la commune au nord près de la Forêt, la Grivellière, la Breffière et la Guérivière. Cette voie relie Poitiers (Lemuno) à Rezé où se situe le port de Nantes (Namnètes).
Un vestige de cette époque existe toujours entre Gesté et La Regrippière, porte du Duché de Bretagne. Il s'agit d'un pont ancien dit « le pont des romains ».
Le pont des romains
Des traces de forges, des traces ferrugineuses ou d'exploitation de fer datant d'avant l'ère chrétienne ont également été retrouvées sur le territoire de la commune, attestant que Gesté était déjà habité à cette époque.

Période moyenâgeuse :
La commune de Gesté faisait partie des Marches entre Anjou et Bretagne. On appelait Marche des territoires insérés entre deux provinces et bénéficiant de statut spéciaux acceptés par les seigneurs qui les encadraient.
Gesté dépendaient des puissants seigneurs de Clisson, qui dispensaient les habitants de payer les charges de taille et de gabelle ainsi que de la garde des châteaux et forteresses. L'exemption de l'impôt sur le sel , la gabelle, est restée jusqu'à la révolution.
Au XIème siècle, Foulques III, roi d'Anjou, crée 2 seigneuries importantes, Montrevault et Montfaucon. Pour les délimiter, il partage Gesté en deux, ce qui crée deux paroisses. La paroisse Saint Pierre aux Liens à la place de l'église actuelle et la paroisse Saint Vincent, place du Marché actuelle.
«Quiriac, évêque de Nantes, concède les églises de Gesté aux moines de Saint Jouin de Marnes qui défrichent et séparent en 2 la forêt primitive un peu avant 1100.
Il reste encore aujourd'hui les bois du Plessis au sud et les bois de la Forêt au nord.

Période de la révolution :
L'annonce de la conscription amènera les gestois, comme la plupart des vendéens, à se révolter. Ils ne veulent pas envoyer leurs gars défendre une patrie qui leur refuse la liberté religieuse à laquelle ils sont profondément attachés.
La commune sera marquée par la bataille du 1er février 1794 qui voit la victoire des vendéens commandés par Stofflet. Une croix commémorative rappelle l'évènement au lieu-dit « le Petit Moulin ».
Lors du passage des Colonnes infernales commandées par le Général Cordelier, 300 personnes seront massacrées au château du Plessis alors que celui -ci est incendié. Une croix commémorative rappelle cet épisode dans l'allée qui mène au château. Gesté verra 30 % de sa population disparaître de 1790 à 1800.


Du XIXème siècle à nos jours :
 Au cours des XIXème et XXème siècles, la commune s'est développée au travers de l'industrie de la chaussure, du textile, de la métallurgie et de la menuiserie. Par sa superficie, elle est également un territoire agricole et forestier dynamique.
De nos jours, la proximité de l'agglomération nantaise permet à la commune d'accueillir de nouveaux habitants qui profitent de tous les commerces et services nécessaires à la vie quotidienne.
La vie associative et sportive y est très riche puisque 37 associations proposent leurs activités et manifestations tout au long de l'année.
La commune dispose également d'un camping sur l'aire naturelle de la Thévinière et D' une aire de camping car à disposition des visiteurs.

PATRIMOINE

Le Monastère :
Un monastère a été construit en 1412 à la Vieille Haie. Une dizaine de moines y vivaient pauvrement en dépendant de leur ferme. Ils ont été expulsés par le feu pendant la révolution sans que l'on sache leur destination. Après la révolution, M. De Montecler, riche paysan, a racheté le Monastère.
Il est dit qu'un souterrain partait de la mairie actuelle, passait par le Monastère et rejoignait Tillières.

Le Moulin de la Normandière :
Le moulin de la Normandière se situe sur la route du Puiset Doré. Ancien moulin à eau, la roue à godets était alimenté par un canal creusé à la main à partir de la Sanguèze. Equipé d'une paire de meules, le moulin pouvait produire jusqu'à 100 kilos de farine à l'heure.
Le moulin de la Normandière fut construit par des familles nobles avant la révolution et rénové au XIXème siècle. Les minoteries électriques ont cependant remplacé les moulins à eau et à vent et le moulin de la Normandière s'est arrêté de tourner en 1975.

Le Château du Plessis :
Cet ancien fief et seigneurie relevant de la Forêt -Clérembault possédait des douves alimentées par la Sanguèze. Il subsiste des tours à créneaux du XIVème siècle mais la plupart des constructions remontent au XVème siècle.
La chapelle, épargnée dans l'incendie provoqué par les colonnes infernales en 1794, connut les messes jusqu'en 1970 à l'occasion des rogations.
Le lavoir du château, situé de l'autre côté de l'étang de manière à bénéficier du courant d'eau de la rivière a été construit dans les années 1840 environ. Un quai de chaque côté de l'étang servait à l'accostage de la barque ou bac faisant la navette du linge lors de la « buée ». Cette antique corvée a perduré au château du Plessis jusqu'en 1973.

Le Château de la Brûlaire :
Ancien fief et seigneurie, la Brûlaire est cité en 1615 quand une garnison l'occupait pendant les troubles. La chapelle, mentionnée dans les archives du Fief Sauvin en 1621, est dédiée à Saint Joseph.
L'ancien château devait se trouver à une dizaine de mètres du château actuel. C'est l'architecte F. Ceseheult, originaire de l'est de la France, qui construit le château actuel vers 1825 ainsi que la ferme de la Métairie neuve. A l'époque, la terre de la Brûlaire comprenait des bois, 2 étangs et 26 fermes représentant 962 hectares.

La Forest :
Ancien fief et seigneurie, la Forest est située au centre d'un bois qui autrefois couvrait 135 hectares. La Forest est au départ une gentilhommière située au milieu de la prairie qui mène à l'étang, bâtie en pierre de pays et fenêtres en tuffeau, couverte de tuiles, manoir à l'ouest avec douves et jardins et
fermes à l'est.
De 1868 à 1874, Pierre -Charles De Terves détruit cette gentilhommière et construit un nouveau château dans le goût du jour.
De style néogothique, en pierre de pays, il se compose de 2 corps en potence avec tourelle engagée et grosse tour à modillons, péristyle et balcon sur double arcade ogivale, ainsi que de vastes communs dans lesquels se retrouvent des matériaux de l'ancienne demeure.
Ce château sera démoli en 1969 et les communs aménagés en habitation.

La Chapelle de Bois Ferré :
La chapelle de Bois Ferré est une ancienne commanderie de Malte (des templiers à l'origine), d'où dépendaient de nombreuses terres et fermes de Gesté et des communes environnantes, jusqu'à plus de trente kilomètres.
On peut y voir encore la chapelle Saint Jean du XIIème siècle, déchristianisée depuis plusieurs centaines d'années et transformée en étable jusqu'à nos jours.
Cette commanderie fut réunie avec Villedieu vers la fin du XVème siècle au Temple de Clisson.

L'Aire Naturelle de la Thévinière :
L'aire naturelle de Gesté est située à quelques kilomètres du bourg en direction de Tillières. L'origine du plan d'eau de 16 hectares remonte vraisemblablement au XIIème siècle. Il aurait été creusé par des moines installés au Planty.
La succession de nombreux propriétaires, à partir du XVème siècle, permit une diversification des activités mais la pêche en fut la principale notamment pendant l'exploitation par la société des Eaux et Forêts. Un moulin à eau fut également source d'activités entre le XVème siècle et 1940. Quelques ruines en témoignent près de la levée.
De nos jours, l'aire naturelle de la Thévinière est un lieu privilégié pour la randonnée, le pique-nique, la pêche ou le simple plaisir d'une journée en famille au sein de paysages naturels conservés et d'une flore variée.
A proximité se trouve un camping installé sous les bois propice au calme et au repos. Les 28 emplacements sont équipés pour recevoir les tentes, les caravanes et les camping -cars.